Un ancrage intime et musical

Né en 1989 à Vesoul, Jérémy Morin grandit avec une sensibilité aiguë pour la création sous toutes ses formes. Avant même de se tourner vers les arts plastiques, il se construit à travers la musique, pratiquant le piano et la guitare dès son plus jeune âge. Aujourd'hui encore, cet ancrage musical demeure omniprésent dans son quotidien : la musique l'accompagne de façon quasi permanente, rythmant ses journées et son processus de création en atelier.

L'ingénierie et la rupture du virtuel

Loin des parcours académiques traditionnels, il s'oriente initialement vers l'aspect technique du spectacle vivant avant d'être happé par l'ingénierie numérique, domaine dans lequel il fera carrière. Pendant quatorze ans, il occupe des postes variés, s'éloignant progressivement de son but premier au profit de l'efficacité d'entreprise.

Jérémy Morin réalisant un dessin de rhinocéros au graphite, autoportrait en noir et blanc dans son atelier

L'affirmation d'une identité technique

Alors qu'il réside à Paris en 2009, il commence à réaliser ses premiers dessins, cherchant à capturer l'essence des figures musicales et cinématographiques qui l'inspirent. Cette démarche lui permet d'éprouver la rigueur des médiums plastiques classiques et de forger patiemment dans l'ombre sa propre identité technique.

Ce double ancrage finit par provoquer une rupture. Il choisit de s'affranchir définitivement de l'ingénierie pour imposer physiquement sa propre vision. L'année 2025 marque l'affirmation de ce choix avec le lancement officiel de son activité d'artiste-auteur. Installé à proximité de Vesoul en haute-saône, il y fusionne la rigueur analytique héritée de sa carrière passée avec une recherche plastique rigoureuse, poussant constamment son hyperréalisme vers de nouvelles dimensions exploratoires.